Petits points cardinaux

Michel Séonnet

La vie, les livres

Je suis né à Nice en 1953 dans une famille catholique très marquée par la collaboration. La vieille ville de Nice et la mer qui la borde marquent ma première expérience du monde. Elle se prolonge à Montauroux (Var) dans le village de ma mère dont les collines, les odeurs, les histoires vont marquer mon enfance.

En 1970, au Festival d’Avignon, je suis saisi tout à la fois par la poésie et le théâtre. L’année suivante j’y rencontre Armand Gatti dont la pièce Rosa collective m’ébranle. Je poursuis néanmoins mes études de philosophie à Nice puis à Lyon. Commence un mémoire sur Maurice Blanchot que j’interromps rapidement pour me tourner vers le théâtre. Je joue alors dans une compagnie de théâtre pour enfants et dans une compagnie de théâtre de rue.

En 1976, je rejoins Armand Gatti pour une "expérience de création collective" Le chat guerillero dans un collège de la banlieue parisienne.

C’est dans ce collège où elle est professeur que je rencontre Monique Charrier qui deviendra ma compagne.

Nous nous installons à Draveil (91) dans la banlieue parisienne.

Je continue de travailler avec Gatti. Saint-Nazaire. Irlande du Nord. Toulouse.

Dans le cadre du travail d’édition de Gatti à Toulouse, je publie deux biographies d’écrivains assassinés :
Le cycle des hommes couvertures sur Bobby Sands ;
puisJacques-Stephen Alexis ou le voyage vers la lune de la belle amour humaine.

A cette époque, je suis aussi tour à tour veilleur de nuit dans un hôpital psychiatrique, vendeur de fruits et légumes, standardiste, etc. J’écris mes premières tentatives de romans et de pièces de théâtre. Me lance dans un texte démesuré sur Gatti qui restera inabouti.

En 1989, je suis chargé, avec Stéphane Gatti, de créer un spectacle avec la population de Montreuil pour célébrer le bicentenaire de la Révolution. Ce sera Les arbres musiciens, opéra pour foule et orchestre.

En 1991, j’édite aux Éditions Verdier les Œuvres théâtrales d’Armand Gatti dont j’écris préface et présentations des pièces.

Je confie alors les manuscrits de mes romans à cet éditeur qui publiera Que dirai-je aux enfants de la nuit ? en 1994. Dès ce premier roman j’interroge l’histoire de ma famille, la fidélité à la foi, à la terre, les engagements douteux.

Dans La tour sarrasine (1996) je suis les va-et-vient de l’histoire d’une rive à l’autre de la Méditerranée jusqu’à l’enlèvement des moines de Thibirine.

Parallèlement, je partage l’écriture avec des personnes en difficultés, habitants de quartiers populaires, sans-abri, handicapés (Les Mureaux, Chaumont, Gennevilliers, Etampes, etc). Je témoignerai de ce travail dans un texte intitulé Faire parler le feu (www.remue.net) Plusieurs livres paraîtront sur ce travail dont Pas de ville sans visages (Editions Dumerchez), et Heureux qui comme Ulysse, avec le photographe Olivier Pasquiers (Le bar Floréal).

De 1997 à 2004, à Saint-Dizier (Haute-Marne), j’anime en compagnie de Stéphane Gatti un projet de création impliquant la population de la ville dans la réalisation de films, d’expositions, d’écritures (www.lentretenir.org). J’y produis de nombreux textes.

En 2000, je publie La chambre obscure aux Éditions Gallimard, roman dans lequel je retraverse les jours de mon enfance niçoise sous la haute figure de Matisse. J’y rencontre J.B.Pontalis qui deviendra mon éditeur et mon ami. C’est dans sa collection "L’un et l’autre" que je ferai paraître Sans autre guide ni lumière, Dietrich Bonhoeffer (2002) et La marque du père (2007), la résistance de l’un, la collaboration de l’autre.

Interrogé depuis l’enfance par "l’autre rive" j’écris Les oubliés de guerre (Editions Créaphis), sur les anciens combattants marocains de l’armée française, puis Le vent vivant des peuples (id.) dont je tirerai un documentaire, Louées soient les immigrantes,réalisé par mon fils Elie Séonnet.

Mon attrait pour les ânes en qui je vois une figure de l’ange me fera écrire Le pas de l’âne (Gallimard, 2205) puis Trois ânes (L’Amourier, 2009)

Le 2 janvier 2009, Monique meurt.

En 2010 je publieTanger, côté mer (Editions Créaphis), récits de l’émigration clandestine au Maroc.

En 2012 je publie Une vie de quinze ans (DDB), récit de la vie d’un jeune garçon mort d’un cancer à 15 ans.

La même année paraît aux éditions de L’Amourier Un peu de toi, récit d’amour que m’a imposé la mort de Monique.

En octobre 2014, publication du Pays que je te ferai voir toujours aux éditions L’Amourier

En écho à une série de chroniques données à l’hebdomadaire La Vie, je reçois la commande des éditions Hachette d’un livre sur la pape François. Ce sera L’homme qui allait devenir pape, qui paraîtra en avril 2015.

Août 2015, je reviens vivre à Nice. Je m’installe avec Fouzia F. rencontrée quelques années plus tôt.

Septembre 2016 : parution de L’enfant qui regardait la mer aux éditions L’Amourier.

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